La communauté latino-américaine : sa contribution à Montréal
- Editor
- octobre 5, 2023
Le Mois du patrimoine latino-américain à Montréal (MHLA) est une table ronde de la communauté latino-américaine fondée et intégrée depuis cinq ans par un groupe de dirigeants d'organisations sociales : Ángela Sierra, Latinarte ; Victor Armony, Relam ; Cecilia Escamilla, Casa CAFLA ; Ana Gloria Blanch, Blanch Cultural and Theatre Company ; Rocío Páez, Casa CAFI ; Héctor Giraldo, QUEtAL ; Eliana Jaramillo, Hispanidad Québec ; Mariana Marín, Instituto Legados ; María Longo, Real Estate & Mortgage Broker ; Claudia Sarracini, MHLA Coordinator ; et María Fernanda Forero, vice-présidente de MHLA, tous universitaires, entrepreneurs, promoteurs culturels et artistes, travaillent à renforcer le bien-être et l'intégration de la communauté migrante latino-américaine à Montréal par l'intermédiaire de MHLA, dont la mission est de promouvoir la convergence et l'influence des nombreuses expressions sociales et culturelles, d'être le porte-parole des 20 pays qui composent cette communauté et de rendre visible leur contribution à la société en général.
Chaque année, au mois d'octobre, elle organise un programme riche en activités culturelles, qui peut être consulté sur le site https://moisheritagelatinoamericain.ca/es/inicio/. En 2023, elle fête son cinquième anniversaire. Dans ce contexte, lors d'une conversation avec certains des membres de la Mesa de Concertación, Angela Sierra, sa présidente, explique : "Nous formons une table ronde composée de nombreux groupes et organisations qui ont marqué l'héritage des Latinos ici à Montréal. C'est la ville de Montréal elle-même qui nous a invités, ainsi que d'autres groupes sur la même longueur d'onde, à nous réunir pour commémorer un mois qui nous appartient et au cours duquel nous pouvons célébrer notre contribution dans de nombreux secteurs, tels que la culture et les affaires, avec le soutien d'institutions canadiennes pour mener à bien cette intégration, car auparavant, nous étions à la fois dans plusieurs endroits et dans aucun d'entre eux. Mais aujourd'hui, nous nous sommes mis d'accord et nous nous sommes intégrés dans cet effort, avec le soutien de la Ville de Montréal, par l'intermédiaire de Josefina Blanco et sous la direction de Victor Armony.
Au cours de la conférence, Ana Blanch, l'une des directrices de théâtre les plus renommées au Mexique et à Montréal, a déclaré : "Nous avons une grande mission, celle d'atteindre tous nos amis et frères de la communauté latine et de montrer l'héritage culturel de toute l'Amérique latine". Pour sa part, María Fernanda Forero, vice-présidente du Bureau, estime qu'environ 70 % des étudiants internationaux sont latinos et qu'ils viennent au Canada prêts à démontrer, par leur travail et leur contribution, qu'être latino est bien plus qu'un stéréotype à corriger : "être latino, c'est étudier, entreprendre, travailler, collaborer... c'est bien plus que la fête, la musique et la guitare".
Cecilia Escamilla, responsable du CAFLA, a déclaré : "Nous ne sommes pas un simple numéro, nous sommes un groupe d'êtres humains, de personnes qui viennent au Canada pour travailler, pour apporter leur contribution, et nous voulons être respectés, reconnus et appréciés en tant que tels. Nous avons déjà fait beaucoup de progrès dans ce domaine, nous avons l'acceptation et la reconnaissance de la société québécoise, ils aiment notre culture, notre nourriture... mais sur le lieu de travail, le racisme systémique prévaut toujours et est intrinsèque aux entreprises canadiennes. Nous devons en parler, le rendre visible afin que les gens en prennent conscience et que cela cesse". De même, Rocío Páez, directrice de Casa CAFI, considère que le travail de cette table ronde est de représenter et de rassembler la communauté latino autour de la résilience que nous expérimentons en tant que communauté latino qui arrive dans un pays d'accueil et que le fait de se joindre et de s'intégrer est important pour créer une communauté : "nous sommes 20 pays de cultures différentes et cela signifie que nous avons des faiblesses et des forces. Entre autres, nous sommes des personnes très résilientes, des travailleurs acharnés, des personnes dévouées à leur famille".
Eliana Jaramillo, qui dirige Hispanidad Québec, estime que les choses ont changé pour la troisième génération de migrants au Québec : "la première vague de migration est arrivée dans un contexte très différent, sur un terrain très aride. C'est la deuxième génération qui a commencé à créer des organisations communautaires pour répondre aux besoins qu'elle avait identifiés. Aujourd'hui, la troisième génération, nos enfants, se trouve sur un terrain plus fertile. Le Mois du patrimoine latino-américain à Montréal est le résultat de la convergence de nombreuses années de travail, où la nécessité et l'importance de travailler ensemble sont identifiées, où notre communauté est reconnue et où nous savons exactement où nous voulons aller, parce qu'en travaillant de manière individualiste, séparément, nous n'arriverons jamais à rien.
Parler la même langue n'est peut-être pas suffisant pour relever des défis tels que l'équité et l'inclusion dans le marché du travail ; la migration est un défi qui transforme complètement les paradigmes et la clé est d'accepter la diversité, de respecter les différences et de construire des espaces convergents.
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